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voyage asie

February 11

Route du retour

 

A Delhi, nous nous sommes rendu compte que nous rattrapions l’hiver à grands pas (des articles de journaux annonçaient des températures très basses pour la saison), nous avons du remettre les polaires dans la journée …

  De retour au Pakistan, à Islamabad, nous avons eu de belles journées ensoleillées où nous pouvions manger dehors mais des nuits très froides ! Nous avons retrouvé avec plaisir Lolo et Mouna au tourist-camp ainsi que deux autres couples allemands et hollandais.  

Le samedi matin, nous nous sommes rendus à l’ambassade d’Iran pour faire nos visas. Le monsieur qui nous a reçu nous a questionné sur nos impressions avant et  après notre visite en Iran et nous a proposé de réaliser le lundi suivant une interview filmée. Nous profitons du samedi et du dimanche pour faire la lessive, les courses et manger de bons petits plats au resto avec Lolo et Mouna…

Ce n’est finalement que le mardi matin que nous devons nous rendre à l’ambassade où nous sommes filmés pendant que nous répondons à plusieurs questions afin de vanter les mérites du pays…C’est un exercice difficile, d’autant plus que nous ne savons pas comment seront traitées les images, mais l’avantage c’est que nous repartons le jour même avec nos visas alors que nous pensions au départ en avoir pour une dizaine de jours !

  Nous reprenons donc la route l’après-midi, le 16 janvier et dormons sur une aire d’autoroute qui relie Islamabad à Lahore.

Le jeudi, nous rencontrons un couple de cyclistes suisses, Aurèle et Lorraine avec qui nous partageons un café puis le repas de midi. Après cet échange très agréable nous repartons pour nous retrouver bloqués par la police quelques kilomètres plus loin. Nous arrivons à comprendre non sans mal qu’il y aurait eu une bombe à D.G.Khan, la ville voisine et que les étrangers ne sont pas autorisés à prendre cette route, il faut revenir 30 Kms en arrière pour passer par le sud. Nous retrouvons nos deux cyclistes, les informons de la situation et retournons discuter avec les policiers qui refusent de nous laisser passer mais acceptent que nous dormions dans la station service la plus proche, pour éviter de rouler de nuit. Nous passons une excellente soirée à discuter autour d’un plat de pâtes et Lorraine et Aurèle sont tout contents de tester une nuit en camping-car !

  Le lendemain, plus de barrage policier, nous pouvons donc reprendre notre route avec nos deux cyclistes qui renoncent à prendre la très belle route de montagne. Après le repas de midi, nous constatons que le pneu arrière gauche est à plat : c’est notre première crevaison !

Nous trouvons une station de gonflage à proximité pour regonfler le pneu après l’utilisation du kit de réparation spécial pour tubeless (génial).

Après une deuxième nuit dans Globule, c’est avec beaucoup d’émotion que nous quittons nos deux sportifs avec qui nous avons partagé de très bons moments.

  Le dimanche 21 janvier, nous arrivons à Quetta, à 1700 mètres d’altitude, il fait froid (0° le matin dans Globule). Nous faisons le marché escorté par un policier qui prend grand soin de nous traduire les prix et de nous signaler s’ils sont trop hauts…

Le lundi, nous arrivons à Dalbandine, au milieu du désert du Baloutchistan où nous avions eu 48° degrés à 20 h en juillet : il ne fait plus que 15° à la même heure ! Nous mangeons encore un excellent repas offert par les douaniers.

  Le 23 nous sommes à la frontière iranienne, il m’est moins pénible de remettre le foulard car il fait moins chaud. Nous renouons avec la gentillesse iranienne, plusieurs personnes nous offrent du pain alors que nous cherchions simplement où en acheter…Nous rencontrons à nouveau trois cyclistes (suisse, allemand, hollandais) en sens inverse qui prennent le temps de boire un café dans globule.

Le lendemain, nous visitons Rayen, une citadelle en terre comme celle de Bam (détruite par le tremblement de terre), c’est très joli, d’autant plus qu’il y a un grand soleil et de la neige !

  Le soir même nous faisons étape à Bam où il nous semble que plusieurs bâtiments ont été reconstruits depuis six mois !

Après une journée passée à Yazd où nous avons l’occasion de manger du chameau (très bon), nous roulons jusqu’à Qom. Nous assistons à un défilé d’hommes vêtus de noir qui se flagellent le dos(pas trop fort…) au son des tambours, suivis par le groupe des enfants puis celui des femmes. Nous apprendrons le lendemain qu’il s’agit  de la journée de deuil de l’Imam Hussein (très important chez les musulmans chiites).

  Sur la route nous interceptons une voiture remplie de bouteilles de gaz car la nôtre est vide. Les passagers nous emmènent jusqu’à leur maison où nous sommes reçus comme des rois. Malheureusement nous n’avons pas le temps de nous attarder, nous repartons donc non sans mal (ils veulent nous garder pour la nuit), mais avec une bouteille de gaz pleine, un gros sac de raisins secs et de noix, de la soupe pour deux jours et tout cela offert de très bon cœur par nos hôtes : c’est ça l’Iran…

  Quand nous arrivons à Tabriz le mardi, c’est encore jour férié, de nombreux iraniens circulent dans la rue pour des défilés au son des tambours ou pour des prières devant les mosquées. Tout est fermé, aucun resto d’ouvert, mais là encore les iraniens sont merveilleux. On nous offre un sandwich puis on nous emmène dans une petite maison de thé invisible de la rue, où de nombreux messieurs fument la pipe à eau, nous offrent le thé, des dattes et même un repas complet de riz et de poulet, tout cela à la chaleur d’un bon poêle et dans une atmosphère très chaleureuse : magique !

  Mercredi 31 janvier, nous sommes à la montagne, il neige, le blizzard glacial souffle. Nous faisons nos dernières courses et notre dernier repas iranien à Maku un peu avant la frontière.

Côté iranien, c’est la première fois, depuis notre départ, que l’on nous demande directement un bakchich que nous refusons, sans autre suite. Côté turc, nous avons un problème car la date sur notre assurance carte verte n’est plus bonne et bien sûr nous n’avons pas la nouvelle. Nous leur expliquons la raison, ils nous proposent une assurance à 100 $, nous font comprendre qu un bakchich serait le bienvenue, finalement ils se décident à téléphoner au numéro de l’assurance sur Istanbul et ont confirmation que nous sommes en règle. Apparemment déçu de ne pas avoir de bakchich, le douanier nous informe que le véhicule va être « checké »….nous ne faisons pas les fiers car nous avons 180 litres de gasoil iranien répartis dans plusieurs bidons. De là il monte dans Globule et nous fait avancer jusqu’au poste de contrôle et pendant qu’il se rend dans les bureaux nous pouvons observer à loisir un camion en train de se faire désosser et un chien qui renifle tous les sacs : ça promet ! Sur ce notre douanier revient, monte dans le camion sans un mot et nous reconduit à la case départ…et revient au bout de 5 mns avec les passeports et le carnet de passage en nous disant d’un air très renfrogné de partir ! Comme nous n’avons pas la conscience tranquille avec nos bidons et pour payer la communication téléphonique, nous lui laissons un billet qu’il reçoit avec mépris quand il voit le montant (c’est vrai que ce n’était que 5$)…Il a vraiment été désagréable jusqu’au bout et c’est la première fois que nous avons un passage frontière qui se passe dans ces conditions car nous avons quand même eu chaud… pas pour longtemps car tout ce micmac nous a mis bien en retard. Nous faisons les 35 Kms désertiques qui nous séparent de Dogayarbazit  (la première ville turque) très lentement car la route est couverte de neige gelée et il commence à faire nuit.

  Nous nous arrêtons sur le premier parking que nous trouvons, devant un restaurant. Le blizzard souffle mais nous coupons le chauffage comme tous les soirs (il ne tient toujours pas le ralenti). Dans la nuit, Michel tente de le rallumer en vain car tout est gelé : l’eau et le gaz !!! Nous attendons donc les premiers rayons du soleil blottis sous la couette et sommes tout heureux quand le chauffage repart car il fait 8° en dessous de 0 dans Globule .

  A 11 heures du matin, il fait meilleur à l’intérieur mais seulement moins 10 à l’extérieur et quand Michel tente de démarrer, Globule ne veut rien savoir ! Nous faisons donc appel à un meccano et diagnostic : même le gasoil est gelé (il fait des paillettes) car en Iran il n’est pas traité pour le froid. Après nettoyage de la pompe, vidange et réchauffage du gasoil, nous pouvons reprendre la route mais à 16 heures il fait déjà nuit, nous ne faisons donc que 100 Kms et dormons à Agri, dans une station service en essayant de se protéger au maximum du froid (on met une bâche sur Globule). Nous rajoutons du gasoil turc dans le réservoir et du produit antigel Il fait très froid, la neige est gelée, c’est d’ailleurs une vrai patinoire dans la ville et nous apprendrons par les gens de la station qu’il a fait moins 28° dans la nuit : tout est encore bien gelé dans Globule mais le chauffage arrive à fonctionner : ouf. Nous n’avons qu’une hâte, nous éloigner le plus possible de cette région très inhospitalière !

  Le lendemain, Globule démarre bien mais tombe en rade une cinquantaine de Kms plus loin : quelle poisse. Heureusement, nous avons la chance d’être dans une station service perdu au milieu de nulle part, ce qui nous permet d’une part de nous réchauffer devant le poêle et d’autre part de pouvoir téléphoner à un fiat service. Nos dépanneurs arrivent en fin d’après-midi et nous ramènent en nous remorquant jusqu’à Agri. Nous décidons de passer une nuit très confortable à l’hôtel avec au programme un bon bain chaud, tandis que globule se fait chouchouter au garage (vidange, changement des filtres…)

  Quand nous reprenons la route le samedi en fin de matinée, nous espérons rouler le plus loin possible mais nous retombons en panne exactement au même endroit que la veille, devant la station service !!! Nos dépanneurs reviennent à nouveau, décrassent le régulateur et nous voilà repartis pour nous arrêter à la nuit tombante, 100 Kms plus loin, à Erzurum. Nous avions vu à la météo que c’était la ville la plus froide, aussi nous dormons bien à l’abri d’un grand magasin, nous pensons qu’à cette allure nous ne sommes pas prêts de rentrer en France.

  Dimanche matin, juste à la sortie de la ville, nous sommes de nouveau en panne, mais là aussi nous avons de la chance car 100 mètres plus loin, il y a un Fiat service (que nous avions repéré la veille) et en plus ouvert le dimanche. Donc à nouveau changement du filtre à gasoil, vidange du réservoir, nettoyage de la pompe et cette fois nous faisons le plein avec du bon gasoil turc très très cher. A midi, les meccanos nous invitent à manger dans leur cantine puis nous remontons dans Globule en espérant que cette fois tout ira bien. Mais quand Michel met le contact, il se rend compte que la jauge d’essence est à moitié pleine : en fait ils avaient oublier de remettre une durite, résultat des courses nous devons repasser à la pompe et à nos frais bien sûr : grr …Nous voilà donc repartis pour 150 Kms plus loin, à Erzincan, sans autre problème et surtout avec des températures beaucoup plus clémentes, les tuyaux d’eau dégèlent enfin, on se sent mieux pour passer la nuit.

  Le lundi, incroyable nous arrivons à faire 400 Kms mais tout de même avec des cols à plus de 2000 et encore beaucoup de neige. Nous arrivons à Istanbul le lendemain, nous avons traversé la Turquie quasiment tout le temps avec des paysages enneigés car c’est seulement à 200 kms d’Istambul que nous retrouvons la verdure! Nous retrouvons la famille rencontrée lors de notre premier passage et Zoé est toute contente de s’amuser avec les enfants, nous prenons également plaisir à refaire un petit tour dans la ville.

  Le jeudi 8 nous nous retrouvons en Grèce et nous nous arrêtons à Kavala où nous passons dire un petit bonjour à Makis, puis nous réservons le ferry pour traverser de la côte ouest en Grèce jusqu’à Brindisi en Italie, ce qui nous évitera la remontée par l’ex-Yougoslavie.

  Il fait un temps superbe, nous sommes en t-shirt la journée, nous avons même vu une femme se baigner dans la mer, nous avons du mal à croire qu’il y a moins d’une semaine nous étions dans le froid et la neige, du coup nous faisons plusieurs haltes au bord de la plage pour savourer ce printemps avant l’heure ! 

January 08

Decembre a Calcutta...

Nous sommes arrivés à Calcutta le 16 Novembre pour n’en repartir que le 31 décembre…. Bon d’accord entre temps, nous avons fait une escapade de 10 jours au bord de la mer, mais nous commencions sérieusement à saturer de la pollution et du bruit. De plus nous attendions désespérément notre colis contenant les pièces de rechange, afin de réparer les freins et prendre le chemin du retour. Car nous n’avons plus beaucoup de temps …

En effet, après la visite au garage, nous nous sommes fait envoyer les pièces nécessaires grâce aux amis en ne pensant pas avoir autant de problèmes pour recevoir un colis par la poste !

Pour passer le temps, nous sommes tout d’abord allés une semaine à l’hôtel pour être dans le centre de Calcutta. Nous avons eu le plaisir d’y rencontrer Lolo et Mouna qui voyagent en Land-Rover, nous avons partagé de nombreux repas à papoter et Zoé a souvent squatté leur chambre pour regarder la télé (c’est toujours mieux chez les autres…).

Après une semaine, nous avons retrouvé notre terrain vague face au garage pour attendre l’arrivée du colis.

Nous avons visité beaucoup de choses à Calcutta ; l’Indian Muséum, le Victoria Mémorial, les bazars, l’ancien quartier anglais, l’église St John et son ancien cimetière, la Cité de la Science, le Millenium Park et les rives de la rivière Hooghly, l’Alliance française, le zoo, etc…

Calcutta n’est pas une ville désagréable, il y a des avenues très larges avec de beaux immeubles laissés en héritage par les anglais. Il y a toute une vie sur ces trottoirs : des gargotes où l’on peut manger à toute heure, des marchands en tout genre…Des gens y vivent en permanence sous des tentes de fortune qu’ils replient plus ou moins la journée et ils cuisinent sur des réchauds de bois installés à même le trottoir et se lavent dès qu’il y a un point d’eau ! 

Par contre le bruit, la pollution et la circulation représentent une véritable horreur. Les indiens conduisent au klaxon, d’ailleurs la plupart des rétros sont repliés, le pire ce sont les conducteurs de bus qui roulent comme des marteaux, à comparer le métro est un havre de paix…Pour faire nos multiples allées et venues, nous avons expérimenté un grand nombre de transport : bus, métro, taxi, vélo rickshaw,  auto rickshaw, excepté le simple rickshaw qui n’existe plus qu’à Calcutta, car cela fait vraiment mal au cœur de voir ces conducteurs les tirer par la seule force de leurs bras et de leurs jambes, le plus souvent les pieds nus …

Pour occuper le temps, Michel a épuisé tout le bricolage en retard, en ce qui me concerne j’ai beaucoup lu et puis j’ai cuisiné de bons petits plats. Nous avions le marché à côté pour les légumes frais (petits pois, carottes, chou-fleur, tomates, concombres, aubergines, courgettes, poivrons, champignons, haricots verts…), les œufs, la viande de poulet ou de chèvre et surtout les bonnes crevettes (il me restait de la moutarde pour la mayo). Et en plus une grande surface pour de bons yaourts, crème fraîche et bacon…Et pour fêter l’anniversaire de Michel, nous avons fait des crêpes…

Quant à Zoé, elle occupait son temps entre les jeux de playmobils (toujours aussi accro) et les visites chez les voisins. Elle allait aussi bien dans la masure d’à côté pour jouer avec les chèvres et les poules (elle avait droit à des œufs frais, alors qu’ils n’avaient vraiment pas grand-chose à manger…), que chez les voisins plus aisés où barres chocolatées, peluches et séance de photos l’attendaient !

Mais nous avons passé le plus clair de notre temps à la recherche de notre colis, ce qui en Inde n’est pas rien, à la fin nous avions quelques envies de meurtre….Car après avoir fait plusieurs bureaux de poste, nous avons déniché le bureau central où arrivent tous les paquets de l’étranger…Nous avons fait tous les étages au fur et à mesure de nos recherches, pour finir au dernier dans le bureau du directeur (on ne l’a pas vraiment dérangé car il lisait son journal). Il a été très sympa, nous a offert le thé, nous a fait signer une réclamation en quatre exemplaire, nous a envoyé nous perdre dans un autre service de la poste à l’aéroport   et quand nous sommes retournés le voir deux jours plus tard, il était tout étonné car il ne pouvait toujours pas nous dire où était notre colis depuis qu’il avait quitté la France…A chaque fois, nous avions l’espoir de le recevoir le lendemain, ou que les différentes personnes interpellées prendraient le téléphone pour savoir dans quel service il se trouvait et être sûrs qu’il ne soit pas perdu…Mais bon, à la mi décembre, nous nous rendons à l’évidence, si nous voulons rentrer à temps en France, il vaut mieux se faire envoyer un nouveau paquet, mais cette fois par DHL ! Nous avons donc à nouveau enquiquiné les amis  en France : merci à Roger pour les pièces et à Cricou pour la logistique !

Comme Noël approchait et que nous voulions éviter de nouveau le stress de l’attente, nous décidons de prendre la route malgré le mauvais état des freins (heureusement la route était plate et très bonne…) pour descendre à 500 Kms au sud de Calcutta, au bord de la mer, à Puri. Cela nous a vraiment fait du bien de prendre le grand air, nos amis autrichiens nous avaient donné une bonne adresse de bivouac et un bon restaurant. Nous étions installés face à la mer, au bord d’une belle plage de sable (par contre sans cocotiers …) et nous avons mangé de l’excellent poisson grillé !

Nous avons fait de belles ballades sur la plage pour admirer le coucher du soleil mais seulement sur notre droite car à gauche se trouvait le village de pêcheur avec de beaux bateaux en bois mais ce n’était pas très ragoûtant d’y aller car tous les villageois vont faire leur crotte au bord de l’eau, sur le sable, et y jettent les détritus (beurk…) on ne sait pas trop où marcher. Nous sommes allés voir le Temple du soleil à Kornak et au retour nous avons assisté à la remontée des filets de pêche sur une très belle plage de sable.

C’est sous un grand soleil que nous avons fêté Noël, nous avons trouvé un sapin artificiel et quelques guirlandes pour la déco et sur la plage, un grand artiste indien a fabriqué un immense père noël en sable. Nous avons fini la bouteille de pastis avec un belge, avons mangé des crevettes aux resto, puis fini la soirée du réveillon à papoter autour d’un feu de bois sur la plage ! Le lendemain matin, Zoé restait muette devant les cadeaux au pied du sapin et  dans les chaussures, bananes en guise de clémentines et barres chocolatées à la place des papillotes. Elle était heureuse de recevoir de nouveaux playmobils et surtout le facteur, car il pouvait enfin apporter le colis qui manquait terriblement à ses personnages ...car bien sûr elle continue de reproduire tout ce qui nous arrive dans ses jeux, et c’est là que nous nous rendons compte qu’elle a assimilé beaucoup de mots et expressions en anglais !

Nous rencontrons beaucoup de français avec qui nous partageons soit un repas,  un café ou un verre et avec qui nous prenons plaisir à partager nos expériences de voyage…

Cet intermède nous a fait beaucoup de bien au moral, mais nous devons retourner à Calcutta car nous apprenons que le colis DHL est bloqué en douane !!!(Mais au moins avec DHL on sait tous les jours où se trouve le paquet)

 Le premier soir nous nous arrêtons dans une station service, et le hasard nous y fait retrouver avec plaisir, Guy, qui voyage seul avec son Man et que nous avions rencontré à Katmandou, pour l’occasion nous ouvrons une boîte de confit de canard !

Le lendemain nous retrouvons la pollution de Calcutta et toujours pas de colis…Nous commençons à craquer, pour nous consoler, nous entamons le bocal de  griottes de Béa : effet magique car le lendemain tout se décante et nous recevons enfin ce …(bip) de colis. Le 29,  les employés du garage se mettent à l’œuvre et le soir même Globule est fin prêt ! Ouf, il était temps car il faut faire le trajet retour et nous n’aurons rien de trop en temps…

Le samedi matin, tous les voisins, le patron et les employés du garage nous disent au revoir. Nous passons à la poste récupérer le premier colis car nous avons appris la veille (nous nous sommes rendus à la poste) qu’il est arrivé depuis sept jours!!! Et là ce fut aussi un grand moment pour pouvoir le récupérer !

Alors qu’ils l’avaient ouvert sous nos yeux, et que nous venions de finaliser avec la douane le fait de ne pas payer de frais, (finaliser, car la veille avait déjà eu une discussion à ce sujet…)  il devenait impossible de nous le donner car il fallait le tampon du bureau poste du point de livraison !!! et, en plus, le colis n’était pas à notre nom… Michel s’est donc emparé du paquet et a fait mine de partir avec, descendant les escaliers avec le personnel entier de la poste à ses trousses, ne voulant plus le lâcher (il avait entortillé ses mains autour de la ficelle). Le directeur de la poste étant absent, ils ont fini par appelé la police sur notre demande, car on voulait vraiment que les choses bougent et ne pas en avoir encore pour une semaine. Nous sommes tombés sur un flic très sympa qui a reconnu « que les  procédures indiennes étaient compliquées » puis il a appelé le patron du garage  qui s’est proposé de venir (nous étions honteux de le déranger à nouveau, surtout que le trajet dure une heure…). Une fois sur place, il a signé au moins trois papiers différents en quatre exemplaires, il a fallu photocopier ses papiers d’identité et ceux de Michel pour avoir  ce …..(bip bip bip) de colis (alors qu’ils auraient pu simplement le remettre au destinataire), quand on est sorti de la poste 4 heures après, et après avoir remis une photocopie supplémentaire au plancton, on a enfin pu crier victoire mais ce n’était pas sans mal ! Mais encore une journée de perdue. ..

Le soir même, soit le 30, nous avons réveillonné par avance puisque nous avons bu des bières jusqu’à minuit avec trois jeunes français de 22 ans qui voyagent aussi en camping-car !

Le 31 nous avons enfin quitté Calcutta et nous avons passé le réveillon dans une station service, nous nous sommes régalés d’un bon cassoulet au confit de canard, mais n’avons rien bu et nous nous sommes couchés de bonne heure, au moins nous n’avons pas mis notre organisme à rude épreuve comme vous autres….

Nous sommes arrivés le 1er janvier à Bodgaya, ville où Boudha a trouvé l’éveil, donc très sacrée pour les bouddhistes. Il y a une atmosphère très sereine, nous avons passé un grand moment dans le temple au milieu des cérémonies de moines bouddhistes, et sommes allés voir le grand boudha de 20 mètres de haut !

Le lendemain, nous arrivons à Vanarasi (Bénarès) en début d’après-midi, nous nous installons au bord du Gange et profitons du coucher du soleil pour longer les fameux ghâts (marches) qui plongent dans l’eau. Le matin suivant, nous prolongeons la même promenade car c’est vraiment fascinant de voir toute l’animation qui y règne. Certains lavent le linge et le font sécher à même le sol, alors que d’autres font leurs besoins, ou que d’autres encore font leur prière et leurs ablutions…Sans parler des ghâts de crémations qui fonctionnent quasiment sans interruption car de nombreux indiens souhaitent se faire incinérer à Bénarès  pour interrompre le cycle des réincarnations…Nous avons erré dans les ruelles pour nous imprégner de l’atmosphère, puis avons fini par une promenade en barque pour admirer les ghats sous une autre perspective.

C’est bien dommage que nous n’ayons plus le temps de nous attarder car cette ville mériterait vraiment d’y passer plus de temps.

Ensuite, nous mettons deux jours et demi pour arriver à Delhi où nous retrouvons notre bivouac à Nerhu Park mais cette fois il fait froid (entre 4° la nuit et 19° au plus chaud). Nous rencontrons une famille française expatriée très sympa qui nous invite pour un appéro avec dégustation de galette des rois !!!(nous ne pensions pas y avoir droit cette année !) et Zoé était enchantée de jouer avec Marco (6 ans et demi). Nous faisons nos derniers achats à Delhi, et avons essaye de nous faire rembourser au moins une partie de la taxe exorbitante demandée pour le colis de DHL sana succes… et demain nous prenons la route du Pakistan, il parait qu il fait tres froid a Islamabad. nous devons faire nos visas iraniens, ce qui va prendre un peu de temps.

Je crois que nous n’allons pas voir passer ces deux mois qui nous restent 

Nous souhaitons à tous une très bonne année 2007 .

November 22

Fin du Nepal et a nouveau l Inde

Notre séjour au Népal s’est terminé par deux moments très sympas : un trek et la visite du parc de Chitwan.

Pour le trek, nous nous sommes rendus à Baglang, au bout de la route goudronnée, où nous avons laissé Globule en sécurité sur le parking d’un hôtel. Puis nous avons pris une jeep et un minibus sur une piste pour pouvoir dormir à Galawshor le soi-même.

Le lendemain nous nous sommes lancés sur le sentier. Zoé était très motivée car nous lui avions acheté un sac à dos tout neuf, du coup elle a marché à son rythme durant les 11 Kms qui nous séparaient de Typliang : nous avons dormi dans une guesthouse, face à la montagne !

Nous avons vu beaucoup d’animaux, c’était une bonne attraction pour Zoé : un aigle blessé, un faon, de magnifiques papillons de toutes les couleurs, les inévitables caravanes de mules, des chèvres…De plus c’est très agréable de traverser les villages, nous croisons les népalais qui empruntent les mêmes sentiers que nous car la marche est le seul mode de locomotion dans ces contrées éloignées des grandes villes, mais très peuplées. Nous devons franchir de nombreuses passerelles métalliques pour traverser les rivieres, je suis très fière de moi car malgré le vertige j'arrive à surmonter ma peur! (de toute façon il n'y pas le choix...)

Après un bon petit déjeuner, nous faisons environ 7 Kms mais avec un peu plus de dénivelé pour aller jusqu’à Tatopani ( tato=chaud et pani= eau en népalais) où nous trouvons une charmante guesthouse avec un petit jardin. Nous arrivons en plein festival du Tihar, de nombreux groupes chantent et dansent dans l’unique rue qui traverse le village, il en découle une ambiance très agréable. Le soir nous mangeons une fois de plus à la lueur des bougies car comme dans tout le pays il y a de fréquentes coupures d’électricité. Encore une bonne nuit de sommeil avant de profiter des sources d’eau chaude le matin suivant dans un bassin aménagé en pierre d’ardoise au bord de la rivière, c’est délicieux, nous y retournerons l’après-midi où nous croiserons de nombreux groupes de français qui font le tour des Annapurna.

Après cette journée de détente, nous faisons demi tour le lendemain mais arrivés à Typliang, il se met à pleuvoir, nous décidons donc d’abréger le retour en prenant une jeep pour nous ramener jusqu’à Globule. C’est le dernier jour du festival, marqué par la fête des lumières, on se croirait à Lyon un 8 décembre avec pleins de petits lampions et de lampes à huile devant les maisons…

Le mardi 24 octobre, nous repartons avec Globule, nous prenons de nombreux népalais en cours de route car il y a peu de bus sur la route. Nous retrouvons le lac de Pokhara et passons la soirée avec la famille Bodineau et leurs amis devant un spectacle de danses népalaise.

Mercredi matin, le temps est dégagé, nous voyons les magnifiques sommets enneigés de l’Himalaya, dont les Annapurna, Michel se laisse donc tenter par un vol en parapente du haut de Sarangkot : une expérience inoubliable mais tellement brassé qu’il en vomit à l’arrivée !! (un peu comme le mal de mer en bateau)

C’est donc encore tout patraque qu’il prend le volant pour Chitwan, une réserve nationale avec de nombreux animaux : éléphants, rhinocéros, crocodiles, tigres… Nous arrivons au coucher du soleil à Sauhara, le village au bord de la rivière mais ce n’est que le lendemain à la lumière du jour que nous apprécierons le charme de ce lieu qui nous change complètement des paysages de montagnes, il fait d’ailleurs beaucoup plus chaud.

Nous retrouvons à nouveau nos amis et pendant que nous réservons la ballade en éléphant, Zoé fait l’expérience de monter sur le dos de l’éléphant dans l’eau avec ses copains et de se faire asperger avec la trompe, (du coup c’est dommage nous n’avons pas de photos). Au bord de la rivière, il y a du sable très fin, on se croirait au bord de la mer…C’est seulement l’après-midi que l’on découvrira qu’il y a des crocodiles dans cette même rivière car nous avons la chance d’en voir trois lors de notre ballade en pirogue qui nous conduit à la nurserie des éléphants. Nous pouvons toucher et donner des cookies à d’adorables bébés éléphants, vraiment trop mignons. La journée passe tellement vite que le trajet retour en charrette à bœufs se fera dans la plus complète obscurité…

Une journée bien remplie tout comme le vendredi où nous retournons voir la baignade des éléphants, Zoé ne veut plus remonter sur un éléphant (elle a du avoir un peu peur la veille) et comme nous l’emmenons faire la sieste, Michel et moi ratons l’occasion de monter dessus et de prendre la douche ! Mais quel spectacle, on ne se lasse pas de regarder ces monstres aussi à l’aise dans l’eau et qui se servent de leur trompe comme un pommeau de douche : des instants vraiment magiques !!!!

L’après-midi nous partons pour une ballade de deux heures à dos d’éléphants, c’est génial même si c’est très inconfortable (nous sommes avec un autre couple sur l’éléphant) et que c’est un véritable défilé de touristes…Nous traversons la forêt, les éléphants se frayant un passage sans problème dès qu’il y a un obstacle, (abattant si besoin un arbre obstruant le passage), passons une rivière, et avons surtout l’immense chance de voir outre trois daims, un magnifique rhinocéros que nous prendrons en filature: vraiment extraordinaire !!! Ce super séjour à Chitwan se termine par un bon resto avec les amis au bord de la rivière, nous laissant un très bon souvenir.

Nous passons le samedi sur la route et nous arrêtons dans une station service. Au bord de la rivière toute proche se prépare une fête pour le coucher et le lever du soleil. C’est pourquoi nous nous levons à 5h du matin pour assister à la cérémonie. De nombreuses offrandes sont disposées au bord de l’eau (noix de coco, bananes, gâteaux, etc). Des femmes se baignent (elles ont le moral car il fait frais), puis attendent le lever du jour avec une noix de coco dans les mains. Encens, lampes à huile, pétards, donnent une ambiance très particulière à la fois sacrée et festive…Après avoir arrosés de lait toutes les offrandes, les familles nous offrerons de nombreux gâteaux et bananes .

Nous arrivons à la frontière indienne dans la matinée. Nous savions que nous avions trois jours de retard par rapport à notre visa et qu’il nous faudrait payer 6$ mais les douaniers nous réclament 60$ de plus pour une extension de visa !!!Ne voulant pas payer cette somme nous avons patiemment squatter le bureau et au bout de trois heures ils nous ont dit de partir sans rien payer et sans même tamponner notre passeport (le carnet de passage était déjà tamponné). Pour rentrer en Inde, nous n’avons pas eu de problèmes.

Le soir même nous nous arrêtons à Kurséong sur la route de Darjeeling, très étroite et sinueuse.Zoé est ravie car il y a une fête foraine où se côtoient les manèges électriques à sensation pour les grands et les manèges « à bras » très rustiques pour les enfants (roue, balançoire, …) pour un prix dérisoire.
Ce sont les cloches qui nous réveillent au matin, car nous sommes à côté de l’église(vestige des anglais), nous mettons 1h30 pour faire les 35 Kms qui nous séparent de Darjeeling, où il est impossible de se garer, c’est très escarpé et le moindre espace est occupé !
Nous trouvons donc une immense place à Lebong, 8kms après. Nous nous rendons pendant plusieurs jours à Darjeeling en jeep. Nous ne manquons pas de déguster une tasse du célèbre thé (que nous trouvons trop amer) face aux montagnes de l’Himalaya avec vue sur le Kangchenjunga, le sommet le plus haut de l’Inde à 8598 m.

Nous prenons le petit train à vapeur construit par les anglais pour une ballade de deux heures, et nous visitons également le zoo, Zoé admire les tigres du Bengale, les léopards des neiges, les pandas roux…

Le samedi 4 novembre nous reprenons une belle route au milieu des plantations de thé mais la descente est vertigineuse, sur plus de trente kilomètres, au point que nous nous demandons s'il serait possible de la faire en sens inverse.
Nous descendons donc tranquilement, nous arretant pour quelques photos, et heureusement, car un paysan nous montre une roue en feu!! branle bas de combat immediat, et les deux extincteurs sont utilisés.
Michel se fera donc descendre a Teesta bazar, le village proche à huit kms de là, et la fin de cette descente infernale. Peut être avons nous trop préjugé des capacités de Globule? De là, un "mécano" le remontera sur les lieux, verifiera les freins (surtout une bonne purge) et le camion pourra regagner le village sans encombre... mais avec beaucoup d'apréhensions! Zoé et moi, seront sur la moto accompagnatrice, par prudence.

Teesta-Bazar est au bord d’une rivière, la famille du monteur de pneus plus que "spécialiste des freins" est très sympa (ils sont d’origine népalaise). Nous y restons une semaine!!! Michel découvre les magnifiques paysages des environs a moto en accompagnant le père dans sa distribution de journaux (il est fréquent d’avoir plusieurs boulots), zoé joue avec Hachich (facile à retenir hein ?) qui a 8 ans, elle l’accompagne même jusqu’à son école (on ne passe pas inaperçu dans ce petit village !) et puis aussi avec Ajay qui en a 14. Aïcha, la petite dernière n’a que 18 mois et reste dans les jupes de sa maman avec qui j’apprends à cuisiner népalais, entre autre les momos, de délicieux raviolis cuits à la vapeur.

Nous en profitons pour faire du rangement, Michel enlève le coffre de toit qui s’avère trop lourd et investit dans une belle caisse posée sur le porte vélo.
Nous faisons l’aller-retour jusqu’à Siliguri, la ville la plus proche pour avoir un l’avis de quelqu’un de plus compétent. Le patron du garage nous invite à manger midi et soir chez lui et nous héberge dans la cour de sa maison pour la nuit ! Il fait vérifier gratuitement les freins par un spécialiste qui nous conseille de nous rendre à Calcutta pour changer des caoutchoucs défectueux.

Nous n’aurons donc pas l’occasion de visiter le Sikkim, mais comme nous avons le permis en poche, nous prenons un taxi jeep le dimanche 12 pour passer la journée à Gangtok (4heures aller /retour) ce qui nous permet d' avoir un aperçu de la ville avec à nouveau une vue magnifique sur le Kangchenjunga ! Nous visitons le monastère bouddhiste de Do Drul, assez insignifiant et nous en profitons également pour aller sur Internet car à Teesta, il n’y a rien…
Le lendemain, nous sommes invités à tous les repas dans la famille et le matin de notre départ nous avons droit à un beau bouquet de fleurs, un panier garni de fruits et de légumes et des écharpes qui doivent nous porter bonheur pour le reste du voyage.
Nous avons passé de très bon moments avec cette famille et c’était vraiment très intéressant de voir le mode de vie dans un petit village, avec un confort très rudimentaire mais une joie de vivre très communicative !

Deux jours n’ont pas suffi pour faire les 550 Kms qui nous séparaient de Calcutta car la route pleine de trous était exécrable, sans compter tous les obstacles divers et variés que l’on connaît en Inde (piétons, chars à bœufs, rickshaws, bus passant en trombes, vaches et j’en oublie), on se serait cru dans un jeu de Playstation ! Nous nous sommes donc levé tôt le troisième jour pour faire les 100 Kms qui restaient et sommes arrivés jeudi 16 dans la matinée. L’expert nous a envoyé chez un garagiste de sa connaissance, près de l’aéroport, où nous pouvons rester avec Globule car il y a un grand terrain vague, en attendant les pièces que l’on doit se faire envoyer de France. Nous comptons en profiter pour visiter Calcutta puis peut-être modifier la suite du voyage car maintenant que nous sommes descendus plus au sud, cela nous donne envie de passer Noël sous les cocotiers : à suivre….

October 18

nepal

 

 

 

Jusqu’au 10 septembre, nous avons pris du bon temps à Pokhara.  Petits restos sympas, bricolage, couture, nous ne nous sommes pas ennuyés !

Le dimanche nous avons pris la route de Katmandou pour être sur place pour  l’arrivée de Joseph et Evelyne. Le trajet a pris toute la journée (environ 200 Kms), car nous avons été arrêté par deux fois, suite à des accidents de bus …

Nous avons trouvé un hôtel avec parking au cœur de Thamel, le quartier animé de Katmandou, c’est là que logerons les Brunetti puisque nous dormons dans Globule.

Après les retrouvailles du mois d’août, c’est à nouveau beaucoup  d’émotions pour les accueillir à l’aéroport, un peu plus pratique tout de même puisqu’ils arrivent à 15H, avec un sac énorme chargé de victuailles venues de France, de quoi nous faire saliver pour un moment !!!

 

Nous passons le reste de la journée à s’imprégner de l’atmosphère de Katmandou et surtout à rattraper six mois de discussions…

 

Le mercredi 13 nous nous rendons au  Temple de Swayambhunath, appelé plus communément le Temple des singes . Il s’agit d’un temple bouddhiste orné des yeux de Bouddha, symbole népalais que l’on retrouve de partout…Un nombre impressionnant de singes y ont élus domicile.

 

C’est dans une vieille cité médiévale que nous nous rendons le lendemain : Bhaktapur. Nous prenons le temps de flâner en se perdant dans les ruelles et en admirant les scènes de la vie quotidienne ainsi que les couleurs des graines séchant au soleil ou des écheveaux teints. Les bâtiments sont superbement sculptés et une multitude de temples se côtoient où l’on aperçoit parfois sur les bas-reliefs des scènes érotiques, parfois rigolotes comme par exemple ce couple d’éléphants en position du missionnaire !

 

Nous achevons notre tournée des temples le vendredi, en visitant le plus grand des temples hindou du Népal : Patshupatinath où nous bénéficions de la gratuité du site suite à une grève des employés. Une atmosphère très particulière s’en dégage, car situé au bord de la rivière Bagmati (aussi sacrée que le Gange), les marches qui descendent dans l’eau (appelés ghâts) servent aux cérémonies funéraires et aux crémations. Partagés entre la curiosité d’une autre culture face à la mort et la pudeur liée au respect des familles, nous pouvons apercevoir des cérémonies de l’autre côté de la berge. Seuls les indous étant autorisés à rentrer dans le temple, nous poursuivons notre route pour atteindre à quelques minutes de marche le stupa de Bouddha. On retrouve l’œil de Bouddha en façade et une atmosphère également très particulière puisque des centaines de tibétains (certains en costumes traditionnels) tournent autour du monument en égrenant leurs chapelet, et ce toujours dans le sens des aiguilles d’une montre… Zoé, très fatiguée s’endormira sur les sièges du petit café où nous buvons un coup.

 

Nous prenons la route tardivement le lendemain pour rejoindre Pokhara, nous nous  trompons d’embranchement à un moment donné, du coup en fin d’après-midi, (pour suivre notre règle de ne jamais rouler de nuit), nous décidons de nous arrêter sur le parking d’un restaurant situé en retrait de la route et nous dormirons tous dans Globule.

Le matin, le site se révèle très agréable, Zoé prend sa douche en plein air, tandis que nous dégustons notre thé face à la rivière en admirant le paysage.

Nous arriverons à Pokhara vers midi, accueillis par Oliver et Sonia qui nous préparent un tchaï (thé) : Zoé est toute heureuses de retrouver son copain  Socks ! ( le chien) .Nous profitons du beau temps pour passer un après-midi tranquille.

 

Lundi 18, nous faisons un trek d’une journée pour faire l’aller retour jusqu’à Sarangkot, village situé en hauteur et d’où l’on peut admirer les sommets des Annapurnas quand le ciel est dégagé ! Sauf qu’à cette période c’est encore la  mousson et qu’il y a encore souvent des nuages qui les  dissimulent…C’est ce qui nous attend après une longue grimpette sous la chaleur, car le temps de se mettre en route, il est 10 heures quand nous empruntons le chemin ! Nous reprenons des forces en mangeant un bon plat de riz dans un restaurant perché en hauteur, avant d’amorcer une descente de deux heures avec une vue splendide sur le lac ! Le soir, nous en avons plein les jambes et sommes couchés de bonne heure !

 

Nous nous réservons une journée tranquille le lendemain car les courbatures se font sentir, avec Evelyne nous allons nous faire masser pendant une heure et demie : un vrai moment de bonheur sous les mains énergiques d’une toute petite népalaise…

Le soir, c’est une bonne surprise de rencontrer par hasard la famille Bodineau qui voyagent avec leurs deux enfants et que nous suivons depuis un moment sur leur site internet,…

Mercredi, Joseph et Evelyne nous informent en nous apportant les croissants que le ciel est dégagé et que les sommets sont visibles… Après un petit déjeuner vite avalé, nous louons des motos pour retourner à Sarangkot. Une ballade très agréable mais quand nous arrivons au sommet, les nuages dissimulent déjà la plupart des Annapurnas : trop tard… Après une petite collation (il ne faut quand même pas se laisser abattre), nous nous rendons à la cascade de Devi, où une rivière se jette dans un gouffre avant de poursuivre sous la terre.

Une occasion de se restaurer de momos (raviolis tibétains) et de boire une tumba (bière d’orge fermenté à l’eau chaude).

Nous n’arrivons pas à esquiver la pluie au retour et c’est trempé que nous arrivons à Pokhara !

Mais en fin d’après-midi, nous profitons de l’accalmie pour reprendre les motos sur la route qui longe le lac, avec une très belle vue au milieu des rizières, mais nous sommes arrêtés à la fois par la nuit qui tombe et par la rivière en crue qui coupe la route…

 

Nous avons beaucoup aimé cette ballade en moto, nous en relouons donc le lendemain pour nous rendre à un autre lac et manger une bonne friture, mais là aussi, la pluie nous fait rebrousser chemin.

Décidément, la mousson est encore bien là car le vendredi il va pleuvoir toute la journée, nous en profiterons donc pour faire des emplettes.

Le samedi, nous quittons Pokhara pour nous rendre à Gorkha, à mi-chemin de Katmandou où

nous devrions avoir une vue superbe sur les sommets himalayens, malheureusement c’est encore la brume qui prédomine.

Et le matin suivant au petit déjeuner, nous ne nous posons pas 36 fois la question si nous grimpons ou non au point de vue, car le câble permet de voir le Grand Prix Moto du Japon sur la télé de l’hôtel : y’a pas photo, vu le temps brumeux ce sera le GP…

A midi, direction Katmandou où nous n’arrivons qu’à 19 heures car il y a des embouteillages monstres à l’entrée de la ville !

Nous occupons notre lundi à visiter Patan, une vieille cité médiévale, tout comme Bhaktapur, où de nombreux temples et vieilles maisons se côtoient.

Le mardi, ce sera la visite du vieux Katmandou, Durban square, et bien sûr les dernières emplettes pour les Brunetti !

Le 27 au matin, derniers préparatifs et c’est déjà l’heure de les accompagner à l’aéroport avec à nouveau beaucoup d’émotion de les voir partir ! C’est vrai que 15 jours cela fait court pour un trajet aussi long, mais les journées ont été bien remplies, tout comme nos estomacs. En effet, nous avons fréquenté de sympathiques restos. Nous avons passé notre envie de viande au Steak House de Katmandou, où cela faisait longtemps que nous n’avions pas mangé de viande rouge aussi tendre. Nous nous sommes également régalés de momos, de thalis népalais (un assortiment de plat népalais), de pizzas… Bref, même après le départ d’Evelyne et Joseph, nous continuons à profiter des bons restos du Népal, nous avons même trouvé du très bon fromage de yack et de vache qui ressemble à du gruyère…

Après le départ des Brunetti, nous sommes encore restés un moment à Katmandou, toujours sur le parking d’hôtel. Nous ne nous lassions pas de nous balader dans la ville, de faire les petites boutiques des rues de Katmandou.

Et puis nous avons passé une soirée avec Oliver et Sonia, partagés appéros et repas avec la famille Bodineau car Zoé est enchantée de jouer avec Titouan et Jade qui ont six ans…Elle était ravie de les inviter pour la journée dans Globule !

C’est aussi l’occasion de rencontrer d’autres français en véhicules qui ont traversé la chine en groupe (car cela reste très cher).

 

Pendant cette période, c’était la fête de Dasain, les népalais rejoignent leur famille et beaucoup de commerces sont fermés, les enfants jouent au cerf-volant …C’est une ambiance plutôt calme, l’avant dernier jour, ils font des sacrifices d’animaux dans les temples (mais nous ne pouvons pas y assister). Ils bénissent également les véhicules pour se protéger des accidents durant l’année, du coup Globule a reçu offrandes, encens et a été décoré des signes porte bonheur…

 

Nous nous sommes également occupés de la suite du voyage. Nous n’avons reçu qu’une seule réponse de compagnie maritime pour la traversée Inde/Kenya, c’était terriblement cher (17 000 $) et les autres ne nous ont pas répondus. De plus nous manquons de temps pour revenir par l’Afrique sans courir, nous avons donc décidé de revenir par la même route en nous arrêtant en Turquie pour aller visiter l’Egypte en sac à dos. Les (très longues) démarches pour renouveler notre visa indien ont été faites, il s’arrêtait le 8 novembre, et nous souhaitons aller au Sikkim.

Nous avons fait également un visa  pakistanais, cette fois-ci sans aucun problème pour obtenir la lettre de l’ambassade de France, nous l’avons donc eu en 24 h et pour deux mois !!!

 

Entre-temps nous sommes allés à 30 Kms de Katmandou, à Nargakot pour avoir une vue magnifique sur les sommets. Dommage, il y avait encore beaucoup de nuages. Nous nous sommes levés deux jours de suite à 6 heures pour voir le lever du jour, c’était très beau mais encore bien brumeux…Nous avons fait une longue promenade pour nous mettre en jambe car nous aimerions faire un teck de trois ou quatre jours avec Zoé.

Le dimanche 15, nous nous sommes rendus au très joli village de Panauti, où nous nous sommes régalés car c’est la moisson du riz et tout le monde s’active dans les rizières mais aussi dans le village, les femmes étant chargées de trier le riz.

Ensuite retour sur Katmandou, où nous avons dormi sur un grand parking à côté de Thamel pour récupérer notre visa indien.

 

Le mardi, nous reprenons la route pour Pokhara , très content de retrouver les rives du lac, cette fois-ci avec de nombreux camping-car (français, allemands et hollandais) mais aussi avec la pluie…Nous espérons que le temps s’améliorera pour notre trek !!

 

September 05

Inde et Nepal

Nous passons le dimanche 30 à Delhi, la chaleur est revenue, ce qui limite nos déplacements…Passée l’émotion des retrouvailles, nous prenons surtout du temps à discuter pour rattraper les mois écoulés…

Le lendemain, pendant que nous faisons le trajet avec Globule, Laura, Mathieu et les Bord prennent le train pour Agra afin de visiter le fameux Taj Mahal.

Ils ne seront pas déçus par la beauté de ce monument et passerons un très bon moment à découvrir cette merveilleuse construction humaine ! En ce qui nous concerne, nous le connaissons déjà et le prix étant très cher pour les touristes (15€), nous resterons sur le souvenir que nous en avons…

Nous nous retrouvons tous à l’hôtel, Globule est installé dans la rue. Pendant tout le mois, Laura et Mathieu dormiront à l’hôtel avec les Bord car il fait très chaud dans le camping-car…

Nous décidons de voyager à l’indienne pour la vingtaine de kilomètres qui nous séparent de Fathepur Sikri lorsque nous prenons la route le lendemain : nous nous installons à neuf dans le camping car, mais cela reste spacieux car personne n’aura besoin de s’installer sur le toit…Chaque halte devient un évènement pour les indiens et nous avons droit à chaque fois à un véritable attroupement !

Nous visitons l’après-midi cette cité historique, qui est en fait abandonnée depuis des siècles par manque d’eau. Nous commençons par l’ancienne mosquée dont la visite est gratuite, et nous sommes véritablement harcelés par des soi-disant guides, en fait vendeurs de souvenirs, qui ne nous lâchent pas la grappe, à la limite de l’énervement !! Heureusement que le reste de la visite, qui est payante, se fait dans le calme et la sérénité qui se prête aux lieux…

Le soir, dans l’agréable jardin de l’hôtel, nous devons retrouver des gestes que nous avions perdus : lever le coude pour boire l’appéro ! Nos papilles sont toutes émoustillées par les bonnes surprises venues de France : Charcuterie corse, St Marcellin , pâté : Zoé se régale autant que nous de toutes ces saveurs oubliées !!

Mercredi 2, nous faisons également un court trajet pour nous rendre à Bharadpur, où se trouve une réserve d’oiseaux classée au patrimoine mondial de l’Unesco, nous resterons tranquille l’après-midi car les premiers problèmes digestifs et intestinaux commencent à survenir. Ils feront des apparitions plus ou moins importantes selon les individus tout au long du séjour, (nous feront preuve de toute la discrétion que vous nous connaissez en ne citant pas de noms), mais une chose est sûre, tout le monde en a subi les désagréments à un moment donné !!! Ce qui nous a même conduit à jouer les touristes moyens, en recherchant de plats plus occidentaux qu’indiens, (à la limite de l’intolérance pour toute la nourriture épicée et pimentée) : dommage car contrairement à nos multiples expériences culinaires précédentes, nous n’avons pas apprécié la diversité de la nourriture indienne à sa juste valeur !

Nous décidons donc le jeudi de louer des vélos (après renseignement pris : tout est plat !) pour visiter le parc à la fraîche (pas à 6 h du matin non plus, faut pas exagérer), mais à 8h30 et plein d’entrain, nous voilà partis pour jouer les apprentis ornithologues. Malheureusement ce n’est pas la bonne saison, tous les oiseaux sont en Mongolie ou en Chine (dixit le touriste français « moijesaistout » croisé en chemin), mais pas découragé pour un sou, nous avons arpenté le parc toute la matinée pour nous émerveiller de la moindre bestiole rencontrée. Nos espoirs n’ont pas été vains : nous avons vu des oiseaux que nous sommes incapables de nommer, mais aussi des varans, un renard, des sambars (espèces de cerfs), des singes, une belette, des vaches et nous avons encore un dilemme sur ce que nous avons aperçu dans l’eau : serait-ce un poisson chat (théorie développé par une minorité, là aussi pas de nom…), un varan, ou bien une tortue d’eau ? (qui est l’avis le plus partagé dans le groupe). Vous pouvez également émettre votre propre hypothèse d’après la photo que vous découvrirez dans l’album ! Après cette matinée sportive, nous méritions notre après-midi cool.

Vendredi, alors que certains voyagent en train et d’autres dans Globule, nous nous retrouvons tous dans l’immense ville bruyante qu’est Jaipur, heureusement l’hôtel se situe dans une rue très calme loin des klaxons…Nous allons admirer le Palais des Vents, une façade très ouvragée et sculptée dans la pierre rouge qui donne sa couleur à la ville.

Nous nous rendons le lendemain en rickshaw jusqu’à Amber, pour visiter l’ancien palais du maharadja, et faisons l’ascension qui nous y conduit à dos d’éléphant, un vrai moment de plaisir !

Le 6 août, nous passons la journée sur la route pour certains et dans le train pour d’autres, pour se rejoindre à Kota, où nous arpenterons le bazar le lendemain matin, avant de nous rendre à Bundi qui est à côté.

Bundi est un village dont la couleur bleue domine, et se remarque par ses belles « havelis », c'est-à-dire des maisons anciennes ornées de fresques à l’intérieur ainsi qu’à l’extérieur ! Nous visitons l’ancien palais du maharadja, célèbre pour ses splendides fresques qui ornent encore ses murs, même si elles sont un peu défraîchies !

La mousson nous a rattrapé, c’est un véritable déluge (des torrents d’eau dans les rues…) qui nous pousse à prendre la route le jour suivant alors que nous avions projeté location de motos et excursion jusqu’à une cascade. La cascade, nous la trouverons quand même sur la route, et profitant d’une accalmie, nous y ferons un petit tour…

Les routes sont parfois inondées, nous retenons notre souffle quand on traverse ces immenses flaques d’eau, en espérant qu’il n’y a pas d’obstacles invisibles, le reste du temps, ce sont des obstacles bien visibles (vaches, vélos, rickshaws,piétons, charrettes de chameaux ) que Michel a le don d’éviter…Nous achetons de quoi manger en cours de route et nous nous arrêtons pour manger en suscitant à chaque fois un véritable attroupement ; les indiens sont très curieux et surtout sans gêne, ils n’hésitent pas à nous observer manger, à rentrer dans le camping-car , c’est parfois très cocasse et d’autres fois très énervant…

Nous arrivons le 12 août à Udaipur et profitons d’une éclaircie pour un petit tour en bateau sur le lac, puis le lendemain nous visitons le palais du maharadjah (qui en occupe toujours une partie) sous des trombes d’eau…

Nous assistons à un spectacle de danses traditionnelles du rajahstan et de marionnettes (Zoé était très attentive). Une autre surprise l’attendait puisque qu’on lui a fêté à nouveau ses 4ans : c’est avec beaucoup de joie qu’elle a ouvert ses paquets et soufflé ses bougies sur un gâteau de bonbons que Laura avait apporté de France !

Alors que les Bord restaient un peu plus à Udaipur, nous avons pris la route pour Jaisalmer. Le premier jour, nous avons vu beaucoup de singes, qui grimpaient même sur Globule, également des dromadaires ; la route était très agréable et le midi nous avons pris le temps de visiter le magnifique temple Jaïn (autre religion d’Inde), de Ranakpur . Il est entièrement sculpté tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le soir, nous avons fait étape à Jodhpur. Après un tour dans la vieille ville, les enfants n’ont pas résisté à l’envie de se baigner en nocturne dans la piscine d’un hôtel !

Alors que nous sommes arrivés le dimanche après-midi, les Bord ont pris le train de nuit pour et nous ont retrouvés le lundi matin. Une visite de la citadelle et de la vieille ville nous a permis de découvrir de merveilleuses façades sculptées, l’atmosphère est complètement différente des précédentes villes et l’ambiance beaucoup plus calme…

La tentation était forte et les enfants nous ont beaucoup poussés : nous sommes partis faire un trek en chameau dans le désert. Au programme, départ en 4X4 jusqu’au désert, ballade en chameau, coucher du soleil, repas du soir et couchage dans les dunes, à la belle étoile et retour en chameau puis en 4x4 le lendemain matin.

Les deux heures de ballade étaient bien suffisantes pour nos fesses malmenées, après un coucher de soleil n’ayant rien d’exceptionnel et un repas bien pimenté, nous voilà partis pour dormir dans les dunes, bien disposés à s’ écrouler dans les bras de morphée. C’était compté sans les caprices du ciel, car la mousson nous a poursuivi jusque là, nous avons eu à nouveau droit à des trombes d’eau, au milieu du désert ! Dans le campement, il n’y avait que quatre cases, et nous étions plus d’une vingtaine de personnes… Nous avons squatté la 1ére, à moitié remplie de matelas et de couvertures poussiéreuses, de bouteilles vides, de sacs de riz, bref un espace sale et poussiéreux très restreint pour 9. Nous avons disposé comme nous avons pu, nos sacs à viande sur des matelas, en rang d’oignons pour certains, assis pour d’autres, partagés entre le fou rire et le dépit ! Quand la pluie s’est arrêté une ou deux heures plus tard, les garçons se sont installés dehors, sur les peu de lits en corde disponibles au milieu des flaques d’eau, nous laissant un peu plus d’espace à l’intérieur mais tout autant de poussières et de petits insectes !!! Les autres personnes du groupe n’ont pas été mieux loties et ont même eu des fuites d’eau !!! Au petit matin, la gueule enfarinée, nous avons repris nos montures pour un retour d’une heure (bien suffisant), et c’est entassés à 12 dans le petit 4x4 que nous sommes retournés à Jaisalmer pour prendre une bonne douche. Finalement cette aventure nous laissera des bons souvenirs mais plus prÃ